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Gains de jeux d’argent : fiscalité des joueurs et des opérateurs au Canada

Par Daniel Grant

Mis à jour 20 Apr, 2026

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Comme la plupart des gouvernements dans le monde, le gouvernement canadien perçoit des impôts. Si cela n’a rien de surprenant, beaucoup de résidents ignorent pourtant que leurs gains issus des jeux d’argent et des loteries ne sont pas imposés. Plus surprenant encore, de nombreux opérateurs de jeux en ligne échappent également à l’imposition sur leurs bénéfices. Les provinces songent toutefois à faire évoluer la réglementation pour mieux tirer parti de cette industrie en plein essor, estimée à plusieurs milliards de dollars.

Voici un aperçu général des jeux d’argent au Canada, avec un focus sur l’imposition des joueurs, la taxation des opérateurs et les évolutions possibles du cadre réglementaire.

Les gains des jeux d’argent sont-ils imposables au Canada ?

Non, cela ne s’applique pas aux joueurs récréatifs, qu’ils jouent en ligne ou en casino. Que vous gagniez 100 $ ou 100 millions, ces gains ne sont généralement pas imposés et n’ont pas à être déclarés. Que ce soit au blackjack au Fallsview Casino de Niagara ou sur des machines à sous en ligne PlayOJO, l’argent vous appartient intégralement.

En revanche, lorsque vos gains constituent un revenu, ils peuvent être imposables. Cela concerne notamment les cas suivants :

  • Vous jouez de manière professionnelle (joueur de poker pro, etc.) ;

  • Vos gains font partie de votre salaire ou de votre emploi ;

  • L’argent est attribué en récompense d’une performance ou d’un succès.

Dans ce cas, l’Agence du revenu du Canada (ARC) considère vos gains comme un revenu, et vous devez les déclarer dans votre déclaration fiscale.

Un point important pour tous les joueurs canadiens : bien que vos gains immédiats ne soient pas imposés, ce que vous en faites peut l’être. Par exemple, si vous investissez vos gains en actions et que vous les revendez, le profit est soumis à l’impôt sur les gains en capital (50 % du bénéfice).

Il en va de même pour les gains en cryptomonnaies. Bien qu’elles ne soient pas reconnues comme une monnaie légale au Canada, elles sont considérées comme des actifs. Ainsi, toute vente, échange, utilisation ou activité de minage peut être soumise à l’impôt.

Les gains en cryptomonnaies suivent la même logique : le montant reçu n’est pas taxé, mais comme le Canada considère la crypto comme un actif plutôt qu’une monnaie, toute vente, échange, dépense ou activité de minage peut générer un impôt.

Les opérateurs de jeux sont-ils imposés sur leurs bénéfices au Canada ?

Dans la plupart des provinces canadiennes, les opérateurs de jeux d’argent sont taxés comme n’importe quelle entreprise. Ils sont généralement soumis à un impôt fédéral d’environ 15 % sur les bénéfices nets, en plus des taxes provinciales. Selon la province, les taux d’imposition varient généralement entre 8 % et 16 %. Par exemple, le taux est de 8 % en Alberta, 11,5 % en Ontario et au Québec, 12 % en Colombie-Britannique, et 14 % en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

Comme pour la plupart des impôts perçus par le gouvernement, les revenus issus des jeux d’argent sont redistribués aux provinces et contribuent au financement de nombreux services publics (santé, éducation, infrastructures, programmes sociaux, etc.).

Cependant, en raison du manque de réglementation des jeux d’argent en ligne, la plupart des provinces canadiennes ne taxent pas encore les revenus bruts des jeux (GGR) générés par cette industrie en pleine croissance.

*Note : les revenus bruts des jeux (GGR) correspondent au montant total généré par un opérateur après paiement des gains aux joueurs, mais avant déduction des coûts d’exploitation et des taxes.

iGaming non réglementé : un manque à gagner pour les provinces canadiennes

Contrairement au Royaume-Uni, où la UK Gambling Commission régule les jeux d’argent en ligne et hors ligne à l’échelle nationale, le Canada ne dispose pas d’un organisme centralisé. Chaque province et territoire dispose de sa propre réglementation.

Si la plupart des provinces disposent de lois encadrant les casinos physiques et les loteries, seule l’Ontario possède actuellement un marché réglementé pour les jeux d’argent en ligne. Lancé en 2022, il est supervisé par iGaming Ontario (iGO) et encadré par la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (AGCO). Ce cadre permet à la province de taxer les revenus bruts des jeux (GGR) des opérateurs agréés.

Mais l’Ontario génère-t-elle vraiment beaucoup plus de revenus fiscaux que les autres provinces où les jeux en ligne ne sont pas réglementés ? Oui, plusieurs centaines de millions de dollars supplémentaires.

Selon les rapports mensuels d’iGO, en 2025, les opérateurs licenciés en Ontario ont généré un revenu brut de jeux non ajusté (NAGGR) de plus de 4 milliards de dollars. Bien que la répartition exacte ne soit pas détaillée, on estime qu’avec un taux d’imposition d’environ 20 %, la province a perçu plus de 800 millions de dollars sur cette seule année.

Et ce n’est pas un cas isolé : l’industrie des jeux d’argent en ligne continue de se développer rapidement (le NAGGR de l’Ontario en 2025 a progressé de plus de 30 % par rapport à 2024). Face à ces résultats, d’autres provinces examinent comment encadrer et taxer le marché des jeux d’argent en ligne dans leur juridiction.

De plus en plus de provinces se tournent vers la légalisation des jeux en ligne

En 2026, l’Alberta deviendra officiellement la deuxième province canadienne à réglementer les jeux d’argent en ligne. Le marché sera supervisé par l’Alberta iGaming Corporation (AiGC), avec l’Alberta Gaming, Liquor and Cannabis (AGLC) comme autorité de régulation. La province prévoit de conserver environ 20 % des revenus nets des opérateurs. Depuis janvier, l’AiGC accepte les candidatures des opérateurs souhaitant obtenir une licence.

Plusieurs facteurs ont poussé l’Alberta à mettre en place un marché de jeux d’argent en ligne régulé. Selon les données du sondage PlayAlberta, plus de 65 % des joueurs de la province jouent sur des sites non régulés plutôt que sur PlayAlberta, la seule plateforme légale de la province. Cela représente des millions de dollars de revenus fiscaux perdus et expose des centaines de milliers de joueurs à des risques évitables.

Après l’Alberta, le Québec pourrait être le prochain à faire évoluer sa réglementation. Selon un rapport récent de la Coalition québécoise du jeu en ligne (CQJO), la province se priverait de plus de 300 millions de dollars de recettes fiscales chaque année. La coalition souhaite collaborer avec le gouvernement québécois pour établir une réglementation locale.

Toutefois, ce projet rencontre une opposition de la part de Loto-Québec, l’unique opérateur légal pour les jeux d’argent en ligne dans la province. L’organisation estime qu’une ouverture du marché profiterait davantage aux entreprises étrangères qu’au Québec et à ses citoyens.

Malgré cela, la CQJO affirme qu’environ 2 000 sites offshore proposent actuellement des jeux de casino, des paris sportifs et du poker aux joueurs québécois. La coalition espère que l’exemple de l’Alberta incitera le gouvernement à adopter un modèle réglementé plus ouvert et compétitif, générant davantage de revenus pour la province tout en renforçant la protection des joueurs.

La réglementation ne concerne pas uniquement les taxes

Aujourd’hui, les Canadiens jouent davantage en ligne que dans les casinos terrestres. Les provinces sans marché réglementé perdent non seulement des millions en recettes fiscales, mais exposent aussi leurs résidents aux sites étrangers, sans protection locale.

Une réglementation locale permet d’améliorer la sécurité des joueurs, de renforcer les mesures de jeu responsable, de contrôler la publicité, de lutter contre le blanchiment d’argent, de protéger les joueurs vulnérables et de financer des programmes sociaux.

En conclusion, les gains des Canadiens sur les sites de jeux d’argent en ligne restent exonérés d’impôt, quel que soit le statut de régulation de leur province. Mais si vous jouez sur un marché non régulé, tout l’argent misé profite uniquement à l’opérateur étranger, sans retour fiscal local.

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Daniel Grant

À propos de l'auteur

Dan Grant is a 25-year veteran of the gaming industry and a leading authority on iGaming content with over 1,000 articles on topics such as industry trends and bankroll strategy. He began in sports betting in 1997, then spent 11 years at a leading poker brand. As a content lead for iGaming marketing agencies, Dan has worked with over 30 regulated gaming brands, including giants like IGT. He also has a Law degree, providing a unique perspective on the regulatory complexities of the gaming market.

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